Durant la deuxième moitié du XXe siècle, l'Ordre Libanais Maronite s'efforça de trouver en France, un centre d'accueil pour ces moines-étudiants et d'établir avec la France, des relations réciproques, sociales, culturelles et nationales.

En 1987, Max et Gisèle Cohen mirent à la disposition des deux Pères Paul (Boulos) Rouhana et Antoine Abi Ghanem, la maison de M. Maurice Aléonard, située à Suresnes, 60 rue de la République: l'Ordre fut chargé de la gérer pendant cinq ans. Il la rénova, l'équipa aux frais du donateur et lui donna le nom de "Maison Saint-Charbel". Les moines entreprirent alors d'assurer les services paroissiaux dans la chapelle Saint-Leufroy dépendant de la paroisse "Coeur Immaculé de Marie", et située à proximité de la Maison.

La "Maison Saint-Charbel" se situe au Sud-Ouest de Suresnes, à 15 kilomètres du centre de Paris.

 

 

 

En 1991, les moines en transformèrent la salle de réunions en église, afin d'accueillir le nombre croissant de libanais qui étaient installés, durant cette période dans le département des Hauts-de-Seine où se situe la Maison.

Le 17 janvier 1992, la maison devient officiellement propriété de l'Ordre en vertu d'un acte de donation. L'église et la maison furent inaugurées le 18 juillet 1992, date qui correspond à la fête de Saint-Charbel. Depuis, les Pères qui y résident, pourvoient aux nécessités spirituelles et sociales des fidèles et font office de trait d'union entre l'Ordre et les institutions officielles et culturelles françaises. De même, un centre des Amis de l'Université Saint-Esprit de Kaslik et l'association Amitié Liban - Ile-de-France furent créés dans le cadre de cette maison. L'association s'occupe des élèves qu'elle fait venir en France, et leur assure une famille d'accueil et une école où ils poursuivent leurs études. De plus, elle s'efforce d'assurer des subventions matérielles aux nécessiteux du Liban, une assistance médicale (médicaments etc...) ainsi que l'hospitalisation dans des centres appropriés.

La Maison Saint-Charbel accueille, de même, les moines qui poursuivent des études en France et leur assure le cadre nécessaire pour qu'ils forment une communauté religieuse. Outre son rôle religieux et culturel, elle a progressivement élargi l'éventail de ses activités et diversifié les domaines de sa mission: elle devient, ainsi le siège d'une quasi-paroisse, un lieu de rencontres et un centre d'intérêt, assurant toutes sortes de service qui profitent tant aux libanais qu'aux Français.